Vous êtes ici

Imprimer

Semaine de la philosophie

Semaine de la philosophie 

La 8e édition de la Semaine de la philosophie du Cégep à Terrebonne, a eu lieu en ligne, du 2 au 6 novembre, sur le thème :Les 50 ans de la crise d’Octobre 1970.


CONFÉRENCES

Pour consulter le résumé d'une conférence ou pour visionner cette dernière, il vous suffit de cliquer sur le titre de la conférence. Toutes les informations s'afficheront.

Échanges avec Félix Rose, réalisateur du documentaire Les Roseet Étienne Ouellet, président de l’Association étudiante.

Visionnez le documentaire.

 

Dany Lavigne, enseignant en philosophie à Terrebonne, présente :Éco-terrorisme : le nouveau paradigme du militantisme radical?

Conférence de Dany Lavigne, enseignant en philosophie au cégep régional de Lanaudière à Terrebonne. Dany Lavigne est un philosophe dont le blogue est très prisé par les étudiants en quête d’un point bonus, et un écologiste amateur qui s’est déjà retrouvé dans la même salle que David Suzuki.

Le Front de libération du Québec voulait l’indépendance du Québec et de meilleures conditions de vie pour la classe ouvrière. De 1963 jusqu’à la fameuse crise d’Octobre de 1970, ses membres ont utilisé divers moyens – allant jusqu’à l’enlèvement et au meurtre – pour parvenir à leurs fins. Cinquante ans plus tard, la cause qui soulève le plus les passions est probablement celle de l’environnement. Le consensus scientifique est clair : si on n’entreprend pas un changement radical dans notre mode de vie, c’est carrément la survie de la civilisation humaine qui est en jeu. Pourtant, les choses ne bougent pas ou si peu. Est-ce que l’écoterrorisme peut être acceptable sur le plan éthique? C’est la question à laquelle nous tenterons de répondre dans cette conférence.

Réécoutez la conférence

Le journaliste et historien Louis Fournier nous parle de la nouvelle version de son livre : F.L.Q. : Histoire d’un mouvement clandestin.

Entrevue avec l’ex-journaliste et historien Louis Fournier. M. Fournier a été journaliste à la radio (CKAC, Radio-Canada) et dans la presse écrite (Québec-Presse, et le quotidien indépendantiste Le Jour.) Il est l’un des fondateurs du Fonds de solidarité FTQ, dont il fut le vice-président aux communications. Il a également été directeur des communications à la FTQ. Il est notamment l’auteur d’une biographie du chef syndical, Louis Laberge. Au moment de la crise d’Octobre, alors âgé de 25 ans, il a été le premier à lire, sur les ondes de CKAC, le manifeste du FLQ, ce qui lui a valu d’être arrêté sans mandat par la police.


Il vient de faire paraître, chez VLB éditeur, la 3e édition revue, mise à jour et augmentée de son ouvrage : FLQ. Histoire d’un mouvement clandestin. Pendant ses 10 années d’existence, de 1962 à 1972, le FLQ a eu recours à la violence pour faire avancer un idéal, un Québec indépendant et socialiste. À sa parution en 1982, ce livre, devenu depuis, une référence, avait été qualifié de « travail extraordinaire de journalisme d’enquête » et « d’encyclopédie du FLQ. » Dans l’entrevue, il évoque cet épisode tragique de notre roman national dont il évalue la portée réelle et symbolique; tout en nous faisant partager ses souvenirs et en se projetant dans l’avenir…

Visionnez le documentaire

L’écrivain Louis Hamelin revient sur son romanLa constellation du lynxet son livre consacré à;Octobre : Fabrications, essai sur la fiction et l’histoire.

Louis Hamelin est considéré à juste titre comme l’une des grandes plumes du Québec. Son premier roman, La rage, en 1989, figure au rang des livres-culte. Il enchaîne les succès avec Ces spectres agités, Cowboy… Toujours aux éditions du Boréal, il vient de faire paraître Les crépuscules de la Yellowstone, témoignant de son engouement constant pour la nature et les oiseaux. Il a longtemps habité dans la campagne lanaudoise.
La constellation du lynx écrit en 2010 est son 7e roman. Il fut reconnu à l’époque comme « le grand roman de la crise d’Octobre. » Hamelin utilise l’Histoire comme matière première pour aborder la fiction. Si le roman a été unanimement encensé dans les milieux littéraires, il n’en va pas de même auprès des historiens et acteurs de la Crise. On lui reproche de donner dans les théories conspirationnistes, voire la paranoïa…
En partie pour répondre à ces critiques, en 2014, il a rédigé Fabrications, (P.U.M.), un essai qui aborde les liens entre la fiction et l’Histoire et où il lance quelques piques à ses détracteurs… Dix ans plus tard, il assume toujours ses dires et demeure prêt à polémiquer pour défendre ses idées… Dans cette entrevue, il répond posément et avec aplomb à nos interrogations…

Réécoutez la conférence

L’historien Robert Comeau raconte son passé de felquiste : Mon Octobre 70.

Entrevue avec l’historien et ex-felquiste, Robert Comeau, qui nous parle de son livre : Mon Octobre 1970, qui vient de paraître chez VLB éditeur, écrit en collaboration avec l’économiste Louis Gill. M. Comeau a enseigné au département d’histoire de l’UQÀM, de 1969 à 2006. Il a rédigé et collaboré à de nombreux ouvrages sur l’histoire politique du Québec et du Canada. Il est l’animateur de l’émission Nouveaux regards sur notre histoire, diffusée sur les ondes de Radio Ville-Marie.

En octobre 1970, Robert Comeau était un tout jeune professeur d’histoire. Engagé pour la cause de l’Indépendance et la cause ouvrière, il avait intégré la cellule Information Viger du FLQ, rédigeant et distribuant des communiqués à l’intention des médias. Durant cette période, il a été filé, mis sur écoute et trahi par des indicateurs de police. Condamnant depuis longtemps, le recours à la violence dans l’action politique, Comeau ne cherche ni à se justifier ni à se peindre en héros, mais bien à rétablir la vérité historique d’un moment dont il a été l’acteur et le témoin. Il nous raconte son cheminement personnel et intellectuel, son rôle dans la cellule Information et les suites judiciaires et humaines de la crise.

Réécoutez la conférence

Six millions de prisonniers politiques, panel sur le terrorisme d’État.

Échanges entre l’ex-felquiste Marcel Faulkner, qui vient de faire paraître, FLQ, histoire d’un engagement, aux éditions Fides, et le cinéaste, documentariste et auteur Carl Leblanc, réalisateur de 2 documentaires consacrés aux deux otages de la crise d’Octobre, le ministre Pierre Laporte dans La belle province, et le diplomate britannique James Richard Cross : L’otage et de l’essai Le personnage secondaire, publié chez Boréal.

Dans La belle province, tout en s’appuyant sur de nombreux documents d’archives et sur des entrevues inédites avec des acteurs-clés de la Crise, Leblanc porte un regard neuf sur la responsabilité de chacun dans la suite des événements qui ont conduit à la mort de Pierre Laporte.

L’otage témoigne d’une démarche complémentaire mais plus personnelle. Philosophe de formation, Carl Leblanc est hanté par le problème du mal et des victimes de l’Histoire, il s’est notamment intéressé à l’Holocauste. Comment peut-on faire un grand film, en donnant le 1er rôle à un personnage secondaire de l’Histoire? Carl Leblanc est allé à la rencontre de James Richard Cross, vieillard. Il pose la question d’Albert Camus, dans Les justes : -Que vaut une vie humaine, dans les tourments de l’Histoire?
Ces deux documentaires sont disponibles en ligne (liens disponibles ci-dessous).

« Il y a six millions de prisonniers politiques au Québec » est un slogan du Mouvement pour la défense des prisonniers politiques du Québec, fondé en 1970. On se souviendra que l’une des demandes du FLQ consistait en la « libération de 23 prisonniers politiques. » dont Marcel Faulkner qui avait appartenu au réseau Vallières-Gagnon.
Après la mort tragique de Pierre Laporte et le long supplice de Cross, aux mains de ses ravisseurs, c’est la Loi sur les mesures de guerre et la suspension de libertés individuelles qui apparaît comme l’élément le plus lourd de sens. On assiste à la plus grande arrestation de masse de toute l’histoire du Canada. 497 personnes, dont le seul crime est d’avoir des opinions radicales, sont arrêtées sans mandat ni motif légitime, pour l’ensemble d’entre eux. Le gouvernement fédéral invoque la motif d’une « insurrection appréhendée » pour écraser, non pas seulement le FLQ, mais le mouvement souverainiste et socialiste.
Quant à Marcel Faulkner, il revient sur la notion d’engagement à partir de son expérience militante d’ex-felquiste, qu’il se propose d’aborder sans complaisance ni nostalgie romantique. Il nous livre un témoignage qui va à l’encontre des idées toutes faites. En conclusion, il évoque le nouveau paradigme de l’engagement à l’ère de l’individualisme qu’il conçoit de façon plus modérée et réaliste. Après avoir enseigné la sociologie au collégial, il milite présentement pour la défense des droits des personnes handicapées mentales.

Réécoutez la conférence

Visionnez L'otage
Visionnez La belle province!

Conférence de Luc Desilets, député du Bloc québécois et Jean-François Nadeau, historien et directeur adjoint à l’information au Devoir, sur le photographe Antoine Desilets [1930-1919], père du photojournalisme québécois et sa couverture de la crise d’Octobre.

Échanges entre Luc Desilets, fils de l’artiste et député du Bloc québécois à Ottawa et Jean-François Nadeau, historien, politologue et directeur-adjoint à l’information au quotidien Le Devoir. En 2011, ils collaborent à la réalisation d’un livre intitulé : Antoine Desilets, photographe. 30 ans d’images, publié chez Guy Saint-Jean, éditeur, qui reprenait une sélection de ses meilleures œuvres tout en résumant son parcours de vie et sa prolifique carrière.

Antoine Desilets est non seulement considéré comme « le père du photojournalisme québécois » mais comme l’un des plus grands artistes de la photographie. Il existe un style Desilets… Celui qui fut qualifié de témoin de l’Histoire, de fantaisiste du quotidien et de poète, milita toute sa vie pour la cause de l’indépendance nationale. Il quitta notamment le journal La Presse pour travailler comme photographe au nouveau et éphémère quotidien Le Jour, dévolu à la cause de la souveraineté. On découvre ses liens d’amitiés avec Pierre Bourgeault, le grand tribun et président du R.I.N. (Rassemblement pour l’indépendance nationale) dont il fut le photographe attitré et bénévole…. M. Nadeau, également passionné de photographie depuis son enfance, et qui a rédigé une biographie de Bourgeault, avait alors rencontré Antoine et Luc. Il s’ensuivit une amitié qui se poursuit au fil de cette entrevue-fleuve; dans une conversation à bâtons-rompus, sur la destruction de notre patrimoine, ponctuée d’images et de photos d’Antoine Desilets; ce qui conclut esthétiquement notre semaine d’éthique et de politique… À chacun.e son engagement!

Réécoutez la conférence

 

À VENIR :

  • Diffusion de l'exposition virtuelle : Hommage à Antoine Desilets et sa couverture de la crise d'Octobre. 
  • Machiavel et la crise d'Octobre : une performance multimédia en collaboration avec Ubisoft pour le personnage 3D de Machiavel et l'équipe HOLODEC-DESJARDINS du cégep, les archives, le choeur des spécialistes. L'auteur du prince commence des moments machiavéliques de la crise d'Octobre et interagit avec des historiens, politologues, sociologues. 


RÉALISATION 

Alain Houle, à la recherche, à l’animation et à la conception de la Semaine de la philosophie.

 

 Henri Julien, le Vieux Patriote, 1880   Manifeste du Front de libération du Québec

Images : Henri Julien, Le vieux Patriote, 1880 et Manifeste du Front de libération du Québec.